25 novembre 2009
] We Play & Wait [
Je voudrais,
Comme une promesse
A la vie
Oublier qu’on est triste
Oublier cette horreur au fond de soi
Qui fait qu’on est prisonnier
D’un putain de néant
Et c’est sûr que l’amour
N’est rien à côté
De ce cœur noir
C’est sûr que la joie
Hisse haut la lumière
Au-delà du monstre
Exploration
Grace
We play and
wait
Je voudrais des adieux
Aux larmes, aux visages
Sans flamme
Je voudrais les horizons
Sans la peur, sans la mémoire
Mais c’est sûr que la vie
N’est rien à côté
De ces fous de la nuit
C’est sûr que l’amour
Lève haut les sourires
Et mêmes brûlés, mêmes douloureux
Exploration
Grace
We play and
wait
19 novembre 2009
] MErci [
Merci à ceux,
Ceux qui m’aimèrent de toutes leurs larmes
De leur rage et de leur amour malade
Merci à ceux,
Ceux qui m’aimèrent, peureux et perdus
Rêveurs et absents.
Merci à ceux,
Ceux qui m’aimèrent passante
Et sans larme, pâle et souriante.
Merci à ceux,
Ceux qui me prêtèrent leurs rêves,
Leurs génies et leurs cœurs.
Merci à ceux,
Ceux qui ne surent pas mes prières et ma solitude
Merci à ceux,
Ceux qui m’aimèrent malheureuse et cassée
Merci à ceux,
Ceux qui m’aiment heureuse et libre,
Même loin, même mal – heureux
Au-delà de la peur
Vient la tendresse
Au-delà de la douleur
Vient la joie
Nous avons le pouvoir
08 octobre 2009
] Encore [
Il n’y a que la nuit
Que le vent tombe sur mon cœur
Solitude
Encore
Encore
La peur cogne
Encore
Encore
Froide
Heurte
La douceur du silence
Debout
Encore
Encore
Les lumières éteintes
Page blanche lumineuse
Encore
Encore
Inspire
Expire
Je ne peux pas m’arrêter
Personne n’est à blâmer
Cinq
Quatre
Trois
Deux
Un
La nuit
Me blesse
Me tue
Encore
Encore
Devant
Derrière
Les ombres
Encore
Encore
On espère
Encore
Encore
La musique
Dans le corps
Couvre ton souffle
Encore
Encore
Mais tu vois,
J’avance
Encore
Encore
Inspire
Expire
Encore
Encore
Jusqu’à l’épuisement
Cinq
Quatre
Trois
Deux
Un
06 octobre 2009
] Fantômes en mes terres [
Fantômes en mes terres
Courent au travers
Erreur Errance
Au-delà des larmes
Fantômes en mes larmes
Personne ne reste
Ne dit, personne ne sait
Le temps désarme
Tous les élans.
Fenêtres ouvertes
On appelle, on frappe
Ici et là, le vent a perdu
Ta voix.
Rien n’a plus le son de l’ivresse.
Fantômes en ma liberté
Personne au travers
En travers
Fantômes en mes rêves
J’ai oublié le temps
Tellement loin !
Fantômes dans mes veines
Il n’y a pas d’endroits
Assez haut pour voler
Fantômes dans ma voix
Sonnent coupable.
Coupable d’avoir survécu
Fantômes usés jusqu’à la corde !
04 octobre 2009
] Qui est nous ? [
Les larmes ont coulé
Sans plus pouvoir regarder autour
Les ombres collées aux paupières.
Certains ont parlé
De leurs dernières peines
Cachées
Pleurées
Hurlées
Tuées
Perdues
Mortes
Qui est nous ?
J’en ai chuchoté des prières
Aveugles
J’ai joué perdue,
Mes dernières inspirations,
Respirations en vain
Confondues
Qui est nous ?
Je, défigurée,
Joins mes rêves à la foule
Nous marchions avec des masques
On s’est collé à cœur
D’avancer, effrayées
Mais masquées,
Ta main sur mes larmes
Et tu jures de n’avoir rien vu
De n’avoir rien entendu
Je te crois,
A force de rires
Mon chagrin s’est perdu,
Noyé dans le tien
D’espaces en espaces
A force de vie,
Mes peurs
Debout, silencieuses
Noyées dans les tiennes.
Qui est nous ?
Lorsqu’on n’est pas libre…
Qui est nous ?
Une terre pleine de cadavres
Une terre sans lumière ?
03 octobre 2009
] L'horizon sans nous [
Les pavés dans le vent
Autant de sillons dans lesquels je ne trainerais plus…
Je n’aime pas les mots que l’on tait
Juste par fierté,
Perdus.
Blocs de souvenirs
Autant d’impressions dans le corps, laissés au vieux monde
Plus de révolte.
La vie s’éveille
Solitude entourée
J’ai laissé à la poussière
Les regrets
Arrachés au silence
Depuis des mois
Allons !
Je laisse à la vie
Mes veines en feu
Mon cœur soudé aux larmes
Je verserai autant de soupirs qu’il en faut
Pour te perdre dans l’oubli.
Le temps aura balayé l’horizon
Entre battements et respirations
Juste comme une fleur
Portée plus loin
Chaque jour tout réinventer,
Immense.
Je me lève au-delà
L’horizon sans nous,
Nous ne marcherons plus main dans la main.
30 septembre 2009
] Love is a hell [
Minuit, les rues grouillent de monde et l’odeur de la pluie colle au pavé
D’une façon ou d’une autre, c’est un peu de mes rêves que je tue à chacun de mes pas
Je rêvais juste d’un putain d’amour qui m’emmène tout là haut
Et ce n’est pas possible… j’essaie de comprendre que la vie rattrape
Et pas de la meilleur façon
Je rêvais juste d’un putain d’amour qui nous emmène tout là haut
Et il n’y aura que les angoisses à éteindre, des peurs en bouquets et une princesse dans le silence, la lumière qu’on n’allume pas et l’agitation à l’intérieur
Je rêvais juste d’un putain d’amour qui nous emmène tout là haut
J’aspire en masse l’infini et je ne sais plus à quoi je dois rêver…
Il n’y aura que du temps à déplacer, répétitions de soupirs et de rires qui ont du mal à décoller
Je ne sais plus si c’est l’amour qui fait mal ou juste toi
Je ne sais plus si c’est à l’amour que je dois toutes ces heures à tomber ou si c’est à toi
Je ne veux plus de mon histoire et je ne veux plus de celles des autres
On passe trop de temps à recoller les morceaux à la place de vivre
Je rêvais juste d’un putain d’amour qui nous emmène tout là haut
Et il me reste juste l’envie d’hurler après la peur et le désespoir !! Putain de désespoir qui te colle la rage en plein ventre à coups de couteaux…
Je rêvais d’amour et il ne me reste plus que le poids de ton âme et ces putains de cicatrices sur ton corps que je n’ai pas envie de voir
L’addition est lourde et je ne rêve que de traverser la vie à travers champs
L’amour est un enfer quand il oublie de laisser libre !
Je rêve chaque jour d’un putain d’amour qui me collerait tout là haut
Et il y a ta douleur au fond de chacun de tes mots qui me file l’envie de fuir
Je ne veux pas savoir à qui cette histoire demande le plus de larmes
L’amour est en enfer. Je ne veux plus que l’on s’attache.
29 septembre 2009
] Plus de sang dans l'amour [
Une pensée simple lâchée dans le silence :
Je n’ai plus peur
Ni de l’issue ni de la route
La certitude
La foi
Comment appelle t- on ça ?
Je manque de mot
Lorsque j’ai des sons
Je manque de cœur lorsque j’ai des larmes
Et mes jours sont des armes
Aujourd’hui, je suis.
Je ne suis plus en guerre
Je ne suis plus en fuite
Ca ne te ressemble pas !
Je ne sais plus ce qui me ressemble…
Mon cœur est ma chair
Je ne suis plus en dedans
Mais là, dans mes pas
Je ne suis plus en fuite.
Je n’ai plus peur
Porte ton cœur
Ici ailleurs
Et nous irons ensembles
Sinon séparés.
Ca ne te ressemble pas !
Je ne sais plus ce qui me ressemble…
Mon cœur n’est plus à offrir
Juste à partager.
Une joie immense.
Mais plus de noir sous la peau
Mais plus de sang dans l’amour
Mon âme n’est plus à offrir
Juste à vivre
Déployée infinie
Mais plus de cage entre tes mains
Mais plus de peurs entre tes frontières
Ca ne te ressemble pas !
Mémoire chaos peau
De grâce
Rideau
Coupable
Plus qu’on ne croit
Le désespoir,
L’histoire de
Ce qui nous ressemble !
Plus de cages dans vos yeux !!
La vie ne veut pas de saints à moitié morts
Je ne suis pas d’hier ni de demain
Tristesses d’hier et peur de demain
Je ne suis que le miracle d’aujourd’hui
J’essaie de trouver les pas
J’essaie de trouver les mots
Je ne veux plus de ce qui me ressemble !!
Je n’ai rien d’une sainte
Rien de fort,
Juste éclatée, déchirée
Mais quelque chose a lieu
Pour qui n’est plus désespéré.
Alors je ris
Je marche et pleure d’aujourd’hui
Mais plus d’hier ni de demain.
] Le bonheur ne se donne que face à face [
Je suis heureuse.
Quelque chose de simple et de fort à la fois
Juste envie de sauter, de crier et de chanter
Je comprends que le bonheur
Est quelque chose qui donne la force d’aller plus loin
Entre la confiance et la foi
Je comprends que le bonheur
Rend indestructible
Fou et fort
J’avance.
Je suis heureuse.
Quelque chose d’inespéré et d’immense
Envie de courir, d’aller à la vie
Je pense à mon histoire avec Anna
Elle veut me voir heureuse sans savoir comment y contribuer
Rien de surprenant.
Comment savoir ce qui rend heureux quelqu’un lorsqu’on ne le sait pas pour soi.
Les autres. Les autres ont ce parfum
De tristesse qui fait mal.
J’ai hurlé, eu mal d’avoir donné mon âme et mes tripes
Je ne pourrais rien changer aux histoires.
Ni revenir en arrière.
J’avais ce parfum de douleur
Qui appelle à l’oubli de soi.
Le bonheur ne se donne que face à face.
] Planter [
Dans trois jours, je vais avoir trente ans. Je comprends à quel point que dans chaque lutte personnelle se trouve l’histoire familiale. J’ai été élevée à protéger plus qu’à répondre à mes besoins, à savoir qui je suis…
Mon père me dit que c’est la même chose. C’est la même histoire dans toutes les familles, qu’il me dit ! C’est une catastrophe. Le drame commence là on l’on n’est plus en soi. Je fuis la tristesse. Il n’y a pas plus meurtrier que la souffrance.
C’est toujours la même histoire dans le fond de son cœur.
Et je change le fond du mien, au fond, je ne veux plus payer ma paix au prix double.
Et puis, lorsqu’on pense que la paix n’est que l’arrêt de la guerre ! Je veux planter, donner, dire non et marcher là où la vie m’appelle, libre.
Je ne veux pas la paix mais la vie.
« Je ne lui dirai pas que tu viens ici en week-end, je ne veux pas la freiner dans ses avancées. »
Je ne connais pas de personne plus protégée que ma mère.
Durant des années, j’ai voulu lui montrer la gueule de ma souffrance en la portant sur moi.
La gueule de sa souffrance, devenue la mienne. Ses prisons devenues les miennes. Inutile de vous dire à quel point ma gueule faisait mal. Et mon corps noyé. Coincé comme dans un cercueil. 125 kilos.
Aujourd’hui, je vis et la vie circule en moi. J’ai la gueule de ma vie. Touchée. Heureuse. Vaillante. A vif. Emotive. 40 kilos en moins.
Et il faudrait planquer la gueule de ma trajectoire, surtout lui cacher à quel point ma trajectoire ne rejoint pas la sienne !
Je souris à l’idée qu’elle va écouter ce que je fais. Mes textes ont autant de violence que de vie et ma voix a l’élan de celle qui lui chantait à douze ans « je veux être un homme heureux » comme chanson d’adieu.
Trente ans !
Trente ans et ma vie commence à peine !